Des drones pour surveiller le 93
Par P B le jeudi 21 février 2008, 09:08 - Lien permanent
L'Humanite - Drone [1] à l'essai le 14 juillet 2006.
La Seine-Saint-Denis serait-elle devenue un laboratoire de la police ? On pourrait le croire. Le 14 juillet, un drone a brièvement survolé le département, « à titre expérimental » dit-on, afin de surveiller les éventuelles violences urbaines pouvant survenir en marge des festivités. L’information a été révélée, hier, par Patrice Ribeiro, un des responsables du syndicat d’officiers de police Synergie, sur l’antenne de LCI.
Cet avion radioguidé, sans pilote et très discret, aurait été prêté par l’armée de l’air française et « a brièvement survolé le département à basse altitude et de nuit ». Mais sans gêner les fréquences des services secrets, apprend-on. Pour cette première sortie connue, le drone avait été mis à la disposition du directeur de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis, afin de surveiller des cités HLM sensibles. À tel point sensible qu’il serait nécessaire d’avoir recours à du matériel militaire ? Un drone de même type aurait également servi à la surveillance du sommet du G8 qui s’était tenu à Évian, en juin 2003.
Heureusement, serait-on tenté de dire, l’« expérimentation » « n’a pas été très concluante ni très probante ».
Essai transformé 15 mois plus tard.
20minutes - Des engins volants bientôt dans les rangs de la police
C’est une recrue pas comme les autres. Le drone, engin volant muni de caméras, devrait bientôt faire son entrée dans la police. Présenté mardi à la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie au salon Milipol (Salon Mondial de la sécurité intérieure des états) et testé dès le mois de décembre, il sera bientôt partie intégrante des forces de maintien de l’ordre.
Elsa, l’engin retenu par le ministère de l’Intérieur, sera équipé de caméras à infrarouges. Fabriqué par un consortium de PME françaises, il permettra de filmer et de retransmettre les informations récoltées au sol en temps réel. «Les drones serviront dans plusieurs types de missions: d’une part, ils pourront nous aider à préparer et sécuriser les interventions, explique Patrick Guyonneau, du service des technologies de sécurité au ministère de l’Intérieur. Par exemple, dans le cas d’une prise d’otages, les drones permettront de savoir où se trouvent les otages ou, si des forcenés sont retranchés, de les localiser. L’autre utilisation consistera, lors d’une manifestation par exemple, à en suivre le déroulement, à localiser des casseurs à garder une trace des délits commis.»
(...)
Article complet

Commentaires