Un esprit confus qui brasse une chose et son contraire
Par P B le dimanche 09 mars 2008, 19:38 - Lien permanent
Bakchich - (...) En bon citoyen, je me suis donc précipité ce matin sur le Figaro pour lire l’interview de notre président bien-aimé ( si, si, il reste des supporters). Et là, consternation. Dès le premier paragraphe, une balle dans le pied. Que dis-je, un char Leclerc sur le mocassin à pompon. Un truc à stopper net toutes les Rolex de la planète.
Lisons ensemble ce monument d’incohérence : « Les Français vont choisir ceux qui gèrent leur ville et il est bien qu’ils le fassent en pensant d’abord à cette mission. Mais je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j’entendrai et dont je tiendrai compte. À ce titre, je souhaite que ceux qui veulent que le changement continue, se mobilisent et fassent le choix du candidat qui porte cette stratégie du changement. Je suis élu pour cinq ans. Chaque année, il y aura des élections. Mon devoir est d’envisager les choses dans la durée, avec du recul, du sang-froid. Je n’ai pas l’intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent. J’ai un cap, je tiendrai ce cap. »
Premier message : « je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j’entendrai et dont je tiendrai compte ». Je traduis pour les sarkophobes du fond de la classe qui refusent obstinément d’ouvrir le Figaro : le Monsieur de l’Elysée nous dit : « les Français vont voter et le résultat aura une incidence sur mes choix ».
Deuxième message : « Je n’ai pas l’intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent. J’ai un cap, je tiendrai ce cap ». Les sarkophobes du fond n’étant toujours pas calmés (arrêtez de faire des boulettes avec le Figaro !) je continue la traduction : le mari de Carla ne changera pas sa politique d’un poil, quel que soit le résultat des municipales !
(...)

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