Marianne - Par Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (Essonne).
Après l'état de grâce, vient aujourd'hui l'ère de la défiance des Français à l'égard du président. Au mois cette situation a-t-elle l'avantage de mieux nous préparer aux prochaines élections ! La chute brutale de popularité de Nicolas Sarkozy est d'une gravité extrême car ses causes n'ont rien à voir avec celles qu'ont pu expliquer celle de ses prédécesseurs ! Il ne s'agit pas seulement d'une déception vis-à-vis de la politique menée mais d'une interrogation profonde et justifiée sur la capacité de Nicolas Sarkozy à assumer la charge de Président de la République, et à incarner une « certaine idée » de la France. Nos compatriotes ont élu Nicolas Sarkozy car ils ont été séduits par son énergie, son volontarisme politique et son programme de rupture avec la pensée unique. Ils doutent aujourd'hui pour trois raisons.