Le sarkozysme en liberté surveillée

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Mot clé - psychologie

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lundi 31 mars 2008

Légende et histoire, ce qui sépare Sarkozy de Cohn-Bendit

[ Précision apportée rétrospectivemment à la suite des commentaires de Michèle ci-dessous : Il ne s'agit nullement ici en choisissant cet article de faire l'éloge de Cohn-Bendit par opposition au président. ]

Rue89 - Mariette Darrigrand (Sémiologue) - Le voyage Outre-Manche du couple Sarkozy a eu lieu la semaine même où pour la première fois un hebdo (Marianne) titrait: "Le Président impuissant", utilisant un mot d’ordinaire réservé à la gauche, et contre lequel précisément le candidat de l’énergie et du "travailler plus" a su gagner.

Le court séjour chez la perfide Albion apparaissait ainsi comme capable de soigner l’Impuissance du président citoyen par un rapprochement avec la Toute puissance du Roi –ou de la Reine. Sur la scène du théâtre médiatique, Nicolas Sarkozy est le personnage qui donne par excellence l’impression de vivre entre ces deux extrêmes de la puissance. Il hésite, fait le culbuto, descend, remonte, redescend, probablement au plus proche en cela de l’individu lambda (on parle beaucoup aujourd’hui des troubles bi-polaires).

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jeudi 24 janvier 2008

"Brisons le miroir" par Vincent Cespedes philosophe.

Libération - Je le voyais venir de loin. Dès 1993, j’étais terriblement convaincu qu’il finirait un jour président. Sa rhétorique me semblait déjà une machine de guerre à la télégénie sidérante. Logique manichéenne à plein régime, le choix du Bien-qui-combat-le-Mal et autres imparables lapalissades balancées avec aplomb : «Si nous ne réussissons pas, nous échouerons.» (l’Heure de vérité, 18 mars 1993).
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"Sarkoze obsessionnelle" par Serge Hefez psychiatre

Libération - «C’est devenu une véritable obsession, je lis tout ce qui le concerne, j’achète tous les ouvrages qui parlent de lui, et même les biographies de Cécilia», me révèle une patiente. Et un autre de me confier : «Cet homme envahit mes pensées, dès qu’on parle d’autre chose entre amis, je ramène toujours la conversation sur lui, j’essaie désespérément de comprendre ce qu’il a dans la tête.» A un autre moment de la journée : «J’ai su depuis le début qu’il avait un problème de quéquette, il est largement en train de me donner raison.» Sans parler des rêves innombrables où notre Président, triomphant ou démoniaque, pénètre les recoins les plus profonds de l’âme de mes patients.
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